Passage piéton

by Léo Merle

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1.
A pas de géant, à la conquête de l’espace Ultime voyage vers un monde sans fous Où l'orgueil et l'égo n'ont pas de place Seuls l’honneur, l’amour et le droit d’être debout Vivre sur un astre sans signes délétères Quant à l'aube les silences deviennent cris d'enfants Où se mêlent mélancolies célestes aux chants solaires Je veux des rires, de la joie, changer le sens des souffrants Je serai de ce monde prince stellaire A cultiver des baobabs pour nourrir mon mouton Au coucher du soleil, de rêver à la terre Au souvenir de ne plus voir tous ces milliers de… Aux prophètes, je dois cet avenir sans guerre Aux profits de nos choix, aux dépens des combats Et si mes volcans vous semblent précaires Je me défends à définir leurs débats Ici les hommes ont tous un rêve Qu’ils soient roi, vaniteux et le honteux d’être lui-même Seul le riche et son droit de faire grève A défendre les pauvres est devenu un emblème Je serai de ce monde prince stellaire A cultiver des baobabs pour nourrir mon mouton Au coucher du soleil, de rêver à la terre Au souvenir de ne plus voir tous ces milliers de cons Adieu si l’essentiel est par les yeux Adieu Dès lors l’essentiel est par le cœur A pas de géant, à la conquête de l’espace Ultime voyage vers un monde sans fous Où l'orgueil et l'égo n'ont pas de place Seuls l’honneur, l’amour et le droit de ne plus être à genou
2.
Printemps 03:12
l ne sied à latence mais naissance reprends tes droits Noble balbutiement, réveille les endormis Même si l’essor est frêle, tu restes l’auteur de ces vies Bienveillant aux croissances et ouvre leur tes bras Malgré ta hargne à vouloir tous les aimer Il n’est utile de feindre que futiles prématurés Ne pourront croitre que mutilés et meurtris Pour laisser place à de plus beaux fruits Empressé, peux-tu cesser ce rythme et ralentis Au profit d’une pause, sous un soleil ardent, Attends, attends, Printemps, laisse-nous prendre le temps Obsession effrénée, aux éveils, tu te languis, Oh tumulte, retrouve les indulgents, Attends, attends, Printemps, laisse-nous prendre le temps Hâte-toi de faire fondre tous ces cristaux de glace Ravis-moi ma genèse à faire renaître les torrents Aux couleurs de nos fleurs de reprendre leur place Dans ce manège, des quatre, tu es la sève, tu es le sang Malgré ta hargne à vouloir tous les aimer Il n’est utile de feindre que futiles prématurés Ne pourront croitre que mutilés et meurtris Pour laisser place à de plus beaux fruits Empressé, peux-tu cesser ce rythme et ralentis Au profit d’une pause, sous un soleil ardent, Attends, Printemps, laisse-nous prendre le temps Obsession effrénée, aux éveils, tu te languis, Oh tumulte, retrouve les indulgents, Attends, Printemps, laisse-nous prendre le temps Il ne sied à latence mais naissance reprends tes droits
3.
Marcher sur ses p'tits petons On trouve ça si facile On trouve ça si mignon Sûrs de nos savoirs habiles Mais ces chemins sont durs à passer Il faudra un jour les traverser Qui dans son sommeil n'a pas rêvé De les dévier sans cesse, sans danger Tu auras tant de passages piétons Ne reste pas immobile Reste telle ma vision Heurtée aux êtres insensibles Laisse-les se charmer par tous tes pourquoi Laisse-les fondre au son de ta voix Par tous tes pépés, mémés, papas, mamans Sur nos brefs repos à trouver ça si charmant Tu auras tant de passages piétons Ne reste pas immobile Reste telle ma vision Heurtée aux êtres insensibles Ne laisse pas tes larmes au repos Et tes rires le dimanche beaucoup trop tôt Amuse-toi, amuse-nous, A grimacer, agrippée à nos cous Tu auras tant de passages piétons Ne reste pas immobile Reste telle ma vision Heurtée aux êtres insensibles Prends tes jouets, ne les abandonne pas Ils t’ont tant aimée, tu les as tant aimés Même assise seule sur une île Aux labyrinthes de nos si grandes villes Tu auras tant de passages piétons Ne reste pas immobile Reste telle ma vision Heurtée aux êtres insensibles Marcher sur ses p’tits petons On trouve ça si facile
4.
Ta joue posée sur mon épaule Une petite bise pour te faire rire Sur mes genoux tu te reposes Ton curieux regard n’est que plaisir Si l’émotion m’emporte à bien vouloir te soutenir Mes yeux ne sont plus là pour tes sourires Tu joues de mes cheveux blancs Laissés trop longs puis fais semblant N’aie crainte pour mes enfants Ils sauront un jour ce qu’il faut dire Je n’ai plus crainte des reproches De mes biens, ils emplissent leurs poches N’aie crainte pour mes enfants Ils sauront un jour ce qu’il faut dire Je n’ai plus crainte des reproches De mes biens, ils emplissent leurs poches Sens-tu mes mains sur tes détresses Tourmentée, nos souvenirs seront en toi Si parfois tu penses qu'une journée est noire Dis-toi que l'ambition peut être faite d'émotions N’aie crainte pour mes enfants Ils sauront un jour ce qu’il faut dire Je n’ai plus crainte des reproches De mes biens, ils emplissent leurs poches N’aie crainte pour mes enfants Ils sauront un jour ce qu’il faut dire Je n’ai plus crainte des reproches De mes biens, ils emplissent leurs poches La source de ton langage ne saurait-être que vérité Grandis à l'écart de mes héritiers mue à mes sens et de nos sages N’aie crainte pour mes enfants Ils sauront un jour ce qu’il faut dire Je n’ai plus crainte des reproches De mes biens, ils emplissent leurs poches N’aie crainte pour mes enfants Ils sauront un jour ce qu’il faut dire Je n’ai plus crainte des reproches De mes biens, ils emplissent leurs poches
5.
Sur le banc des amants Ils se connurent à treize ans Près du cimetière et du grand châtaigner Sous son ombre, il faisait bon d'y jouer Il suffisait de rêver et de nous regarder Devant les cortèges qui diminuaient La grille est ouverte et les yeux sont brillants Pour eux malheureux et pour nous amoureux Qui lance des flèches à tous ces innocents Le chemin est pentu et très caillouteux En juillet, les jeux sont ouverts à toute autre pensée Sur le banc des amants, les habits sont mouillés Combattre les cortèges qui s'emplissent peu à peu A de fausses défenses, à brider des débats Par tous ces égoïsmes sans comprendre pourquoi La grille est ouverte et les yeux sont brillants Pour eux malheureux et pour nous amoureux Qui attise les braises de tous ces feux ardents Assis sur le banc des amants A quatre-vingts ans sous le grand châtaignier Pourquoi deux hommes ne pourraient-ils s'aimer ? Sur le banc des amants nous sommes restés deux enfants La grille est ouverte et tes yeux sont brillants Ne sois pas malheureux, nous sommes toujours amants Même derrière le mur du banc des amants Nous serons toujours deux garçons s'aimant Sur le banc des amants Ils se connurent à treize ans Près du cimetière et du grand châtaigner Sous son ombre, il faisait bon d'y jouer
6.
Ecris-moi le ce soir pour ne pas oublier Sombre et sobre à la foi, cet unique regard Il m’a montré si seul, cet étrange reflet Laissons faire le danger, laissons-le prendre part, laissons-le prendre part Mes désirs sans lacune se jouent-ils de ton ombre Ma soif est dans l’abysse, veux-tu que l’on y sombre Aux visages oubliés, il ne reste que le tien Au bien furtif trouble, à l’envie de nos mains, à l’envie de nos mains Imaginons nos nuits, oublions les matins Délaissons les journées et fuyons-les sans fin N’appréhende pas ces hordes, le mépris des vauriens Arrachons toutes ces cordes, découvrons-nous demain, découvrons-nous demain Égaré sur les routes, je rejoins ton chemin Ma vie n’a plus de doute, agitée par l’instinct Si l’horizon s’éloigne, je te crie mon envie Du sommet le plus haut, de sceller nos deux vies, de sceller nos deux vies Le radeau des alliances s’est échoué sur nous deux Libéré de méfiance, j’ai vu couler tes yeux Partageons notre joie à voir grandir l’essentiel Les parents, les amis seront tous éternels, seront tous éternels Il se répand là dans mon cœur, L’instant, l’instant du bonheur Le premier cri, l’éveil Il est là Et vous, êtes-vous là Et vous, êtes-vous là Et vous, êtes-vous là Et vous, êtes-vous là

credits

released September 26, 2020

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about

Léo Merle Avignon, France

Interprète, compositeur, il propose au piano
des chansons françaises d'auteur dans un
monde contrasté.
Il vous emmène "surfer sur les émotions" avec
"sa voix expressive, étonnamment juvénile et
mature tout à la fois". (NosEnchanteurs)
Avec son esprit lunaire, voyagez avec lui dans
un univers singulier et onirique teinté
d'enfance, de voyage, de bienveillance parfois
sombre mais toujours poétique.
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